Lek

LEK75011

Technique mixte sur bois

80 x  80 cm

2022

Mise à prix : 1 800 €

Elevé dans le 19ème arrondissement de Paris en pleine effervescence du graffiti au terrain de Stalingrad en 1980, Lek développe son style graphique, mixant le graffiti avec des influences du Bauhaus, de l’abstraction, du futurisme et de ses années passées à étudier l’architecture. Avec Hof et Osean, son crew LCA casse les codes classiques du graffiti pour aller vers des compositions minimalistes. Les lettrages de Lek sont saccadées, poussés vers la déconstruction. Lek s’émancipe du sens des lettres pour aller vers des lignes de forces, des formes graphiques, des directions, des croisements, des contrepoints qui dialoguent avec l’environnement. Travaillant le plus souvent dans des zones industrielles désaffectées, les compositions rigides de Lek s’adaptent aux contraintes du lieux. Ses fragments de lettres agissent comme des dynamiques qui lacèrent l’espace, le révèle, l’annule, ouvrant de nouvelles perspectives dans ces zones chaotiques.Lek est le co-auteur de l’ouvrage Nothing but lettres (Wasted Talent édition, 2009) avec Yko. Leurs expérimentations picturales ont fait école (comme par exemple l’usage de la bombe crevée comme outil de peinture). Lek a exposé au Grand Palais (2006 et 2009), il a participé au lieu alternatif de Lokiss, La Place Forte, aux Bains-Douches (2013), aux deux sessions du Musée Imaginaire des 1984 (2012 et 2013), à plusieurs expositions chez Agnes B ou encore à la Tour Paris 13. Récemment, Lek était en résidence au Parc Naturel de Rentilly (2013). Il est à l’origine du projet Mausolée avec Sowat, monumentale exposition clandestine révélée en 2012 dans un ouvrage qui leur a ouvert les portes du Palais de Tokyo où il a mis en oeuvre une exposition expérimentale en work in progress depuis deux ans. Lek développe également un travail d’installation avec des médiums précaires, mise en volume de ces dynamiques picturales dans l’espace. Il explique, dans un entretien avec Sophie Pujas : “Ma culture graffiti était quelque chose de très fort que j’avais envie de mélanger à l’architecture. C’est aussi cette formation qui m’a permis de faire de la peinture comme j’en avais envie : casser un mur, le morceler, le découper avec de la couleur, mettre des motifs, combiner différents éléments pour dessiner le lieu à mon image. J’arrive à retranscrire un début d’architecture autre que celle qu’on voit. Ce que j’aime, c’est être scénographe, créer des mouvements, des fusions… (…) J’ai appris à accepter l’éphémère parce que ça me permet de ne plus être ce que j’étais à un moment donné. Si toutes les peintures restent pendant vingt ans, ça ne pousse pas forcément à développer un style nouveau. L’éphémère est nécessaire pour créer la rage qui pousse vers autre chose. Elle motive à être différent.”